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Doit-on s'attendre à un Gouvernement Budgetivore avec Félix Tshisekedi ?

La République démocratique du Congo pourrait être classé parmi les pays possédant un budget trop petit par rapport à la taille du pays  et des besoins à couvrir pour distiller un développement, un budget qui vacille toujours entre 3 et 6 milliards, ce qui fait de lui, l'un des plus petits pays en matière de développement à travers le monde. Récemment, il a été classé comme étant le pays le plus pauvre de la planète.

 Cela est dû au fait qu'il soit dans un régime économique dépendant totalement aux ressources minières, mais aussi à une répartition trop inégalitaire des richesses qu'engorgent ce pays.

Touchant point par point, nous remarquons que les Institutions du pays consomment à elles seules plus de 70% du budget national pour leur fonctionnement et la rémunération de leurs membres. Le Président de la République, qui est à la fois une personne physique, mais aussi une Institution au même titre que le Gouvernement, le Parlement ou le Corps Judiciaire fonctionne chaque année avec 1 milliards de dollars sur le total du budget. Mais la réalité est pire, il dépense toujours au-delà du montant prévu pour son fonctionnement (lui et son cabinet). Soulignons par ici que la problématique des excédents budgétaires n'a jamais fait objet d'un débat public.
Le Gouvernement pour autant consomme une part exhorbitante du budget, avec un salaire opaque, presque jamais dévoilé au public. Chaque mois, rien que le salaire des ministres, qui coûte pour chacun officiellement 13000$, et qui touchent en réalité plus de 60.000$ au trésor public. Sa change qu'ils sont souvent plus de 50 membres avec leurs cabinets, qui sont pour autant pris en charge par le budget national. l'Assemblée Nationale, avec plus de 500 membres, dont chacun coûte plus de 13.000$ chaque mois, elle constitue une dépense estimée assez énorme pour ce budget minime.
Avec la récente nomination du cabinet de Félix Tshisekedi qui révèle un nombre encore important du personnel engagé: 41 personnes pour la présidence, avec des salaires qui seront fixés par le président de la République, sans aucune surveillance, puisque ce débat n'a lieu que dans un cercle qui échappe à la vigilance du peuple, c'est au palais du peuple, au Parlement qu'est votée la loi des Finances. Ce débat étant tellement technique se voit être réduit d' intérêt pour les moins chevronnés. Alors qu'en réalité, c'est cette loi qui détermine les finances du pays, le salaire des uns et des autres et quand le parlement l'adopte, il passe et se fait exécuter sans possibilité de recours.

Par cette ordonnance de nomination de son cabinet, le président Félix Tshisekedi, envoie donc un signal alarmant quant à la formation du prochain Gouvernement. C'est dans des petites choses que se font sondés les cœurs et les intentions dit-on.
Là où son prédécesseur n'a eu besoin que de 18 membres, lui en a nommé 41. D'aucuns se demandent si la logique de la multitude fera son bon chemin avec Félix. En attendant la prochaine étape des nominations.
Nous trouvons logique de souhaiter avoir un Gouvernement moins budgetivore afin d'espérer donner plus de chance au pays de se redresser. récemment, Félix Tshisekedi, de retour d'un voyage à travers le continent africain, a remis au trésor public le reste de ses frais de déplacement, à hauteur de 163.000$. Il n'avait pourtant pas dit combien il a utilisé, et combien était prévu pour ses déplacements. Alors même que dans le pays, rien que les 163.000$ représentent le salaire de plus de 320.000 agents de l'État.
Le programme de Félix Tshisekedi prévoit un budget de plus de 80.000.000.000 de dollars dont les moyens de mobilisation n'ont guère été évoqué.
Une chose est certaine, l'avenir nous fera vivre la réalité, et se chargera de confirmer les inquiétudes ou de prouver le contraire de toutes les hypothèses budgetivoristes du fonctionnement du plan d'action du mandat de Félix Tshisekedi.

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