Accéder au contenu principal

Martin Kabwelulu décline l'Assemblée Nationale pour rester au Gouvernement

L'exception de la règle, Martin Kabwelulu décline son siège à l'assemblée nationale au Profit du Gouvernement.

Les fonctions de député est aux termes de la Constitution de la RD Congo incompatible aux fonctions gouvernementales. Ne disposant que de 08 jours pour se décider sur quelle fonction surseoir, Martin Kabwelulu choisit son fauteuil ministèriel, alors même que le Gouvernement dans lequel il travaille est non seulement démissionnaire, mais également dirigé par un président issu de l'opposition, qui dans les prochains jours devra nommer un autre Gouvernement. D'aucuns s'interrogent ainsi, quels peuvent être les motivations qui sous-tendent le choix de Martin Kabwelulu. Il importe de signaler que plusieurs de ses collègues ministres élus députés ont décidé de quitter le Gouvernement par mesure de prudence, nous pouvons citer Lambert Mende, Gaston Musemena, Steve Mbikayi, Papy Nyango etc.

De prime abord, Martin Kabwelulu est un homme fort, un bras droit très discret de l'ex Président Joseph Kabila, issu du Palu, qui a survécu à plusieurs changements de gouvernements et des premiers ministres, mais il a été inamovible à son poste durant 12 ans, de Gizenga à Muzito I, II, puis Matata I, II; Samy Badibanga jusqu'au gouvernement actuel dirigé par Bruno Tshibala, Martin Kabwelulu est demeuré maître de son siège. Sa force vit dans sa discrétion, il évite souvent les caméras et les micros et ne gêne pas les intérêts du Président Kabila.
À observer de près, le prochain Gouvernement, celui que le Président Félix doit former sera constitué de plusieurs membres du FCC du fait de leur majorité parlementaire, ce qui peut être une source d'assurance et un pivot parmi tant d'autres dans lequel il fonde ses espoirs.
Très prochainement, l'avenir donnera soit  raison, soit tort au choix risqué de Martin Kabwelulu.
Dans l'entre-temps, certains ministres malins écrivent aux présidents des assemblées soit nationales soit provinciales selon leur cas, sans écrire au premier ministre pour profiter de cette ambiguïté et demeurer le plus longtemps possible ministre sans être inquiété. Comme qui dirait, le flou profite toujours au mal-intentionné...

Commentaires

Trouvez nous sur Facebook

Posts les plus consultés de ce blog

Coalition FCC Fatshivit, de quoi pourra -t-elle accoucher ?

La République Démocratique du Congo assiste à un tournant très critique de sa vie politique, celui d'une transition vers la vraie démocratie, marqué par la prise du pouvoir que Félix Tshisekedi prend des mains de Joseph Kabila et de sa plateforme FCC qui ont longtemps dirigé le pays en prenant le contrôle de toutes les institutions du pays. À l'aube de cette prise de pouvoir, le CACH, le peuple et tous ceux qui se sont lassés de voir Kabila diriger le pays en empiétinant leurs droits et privilèges attendent un changement radical qui devra être une contre-direction de l'action politique prise depuis des années par le système du précédent président. Cependant, pour prendre le pouvoir, Félix Tshisekedi a employé la stratégie de coalition qui le pousse à s'arranger avec son adversaire politique, faisant de lui un partenaire d'alternance. Mais très vite, le FCC a démontré qu'il veut détenir les fonctions qui se présentent comme un contre-poids face au pouvoir qu...

Yerodia Abdoulaye Ndombasi sera inhumé aujourd'hui

Yerodia Abdoulaye Ndombasi sera inhumé aujourd'hui Vice-President dans le Gouvernement 1+4 de Joseph Kabila, Yerodia Ndombasi, est décédé à l’âge de 86 ans à l’hôpital du Cinquantenaire, de suite de Diabète et d'hypertension à Kinshasa. Il a en dernier lieu été Sénateur élu de la province du Kongo-Central depuis 2007. Que devons nous retenir de sa vie ? Ancien compagnon de lutte de  Mzee Laurent Désiré  Kabila, Yerodia Abdoulaye Ndombasi est une figure de l’histoire politique congolaise . En 1997, lorsqu’il rejoint officiellement l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), la rébellion de Laurent-Désiré Kabila, Ndombasi est déjà présenté aux nouvelles recrues comme un des « plus proches compagnons du Mzee », rapporte Barnabé Kikaya Bin Karubi. Psychiatre et philosophe formé en France, Abdoulaye Yerodia Ndombasi a alors déjà derrière lui un long passé de luttes révolutionnaires. Soutien déclaré de Patrice Lumumba au début des années 1960, il s...

Le Président de la République, peut-il suspendre le processus électoral ?

Sur fond de soupçons criants de corruption, aggravé par plusieurs retraits de candidatures de la part des candidats sénateurs partout dans l'etendue de la république, et faisant suite à une réunion inter-institutionnelle présidée par le president Félix Tshisekedi, les décisions politiques visant une interruption du processus électoral ont été prises. Il s'agit de l'interruption du processus de la mise en place du sénat, du report des scrutins pour les gouverneurs et l'instruction en vue des poursuites judiciaires liées aux délinquants politiques présumés, entendus ici corrupteurs et corrompus. L'opinion se pose la question de savoir, d'un point de vue juridique, si ces décisions sont l'apanage du chef de l'État. De prime abord, il sied de rappeler, que la logique de toute démocratie repose sur la séparation des pouvoirs. Ceci dit en clair, que cette coutume de réunion inter-institutionnelle, créé par son prédécesseur Joseph Kabila etait tout simplem...